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Le 3 décembre prochain, plus de 18 millions de salarié-es sont appelé-es à voter pour les élections prud'homales. Celles-ci constituent un enjeu considérable pour les salarié-es, les prud'hommes restant souvent, surtout dans le contexte actuel, l'ultime recours pour faire reconnaître leurs droits. Mais ces élections sont aussi la seule échéance nationale dans le secteur privé qui permette d'évaluer l'audience des différentes organisations syndicales.
Grâce à la mobilisation des structures départementales (Solidaires locaux), avec le soutien des fédérations et syndicats nationaux et de leurs équipes locales, l'Union syndicale Solidaires a déposé 596 listes, soit près de 7000 candidats couvrant plus de 75% du corps électoral (multiplication par quatre du nombre de listes et par deux et demi de la couverture du corps électoral par rapport à 2002).
Celles-ci correspondent à :
91% des listes en Commerce (189), soit 4,5 fois plus qu'en 2002,
72% en Activités Diverses (149), soit 3,7 fois plus,
40% en Agriculture (70), soit 1,9 fois plus,
48% en Encadrement (100), soit 4,8 fois plus,
39% en Industrie (82), soit 4,3 fois plus.
Cette progression depuis 2002 ne laisse pas indifférents les pouvoirs publics puisque, au mépris une fois de plus de toute démocratie, le gouvernement a exclu l'Union syndicale Solidaires du financement public de la campagne électorale (4,32 millions d'euros répartis entre les organisations ayant recueilli près de 5% des voix en 2002) et que le CSA lui refuse l'accès à la campagne dans les médias audio et télévisuels.
L'Union syndicale Solidaires a mis en oeuvre tous les recours administratifs et juridiques pour faire cesser ces discriminations. En ce sens, elle a saisi le Conseil d'Etat le 17 novembre.
Si le gouvernement pense que ses manipulations peuvent freiner la volonté des militant-es de l'Union syndicale Solidaires de peser dans le jeu électoral, il se trompe.
Ces atteintes à la démocratie confortent l'Union syndicale Solidaires dans sa détermination à défendre quotidiennement les droits et les revendications des salarié-es, des précaires, des chômeurs, à rechercher l'unité d'action pour transformer radicalement cette société qui enrichit toujours plus une minorité sur le dos du plus grand nombre.
10:22
Jeudi 20 octobre aura lieu une journée de grève dans l'ensemble de l'éducation, notamment pour protester contre un budget en trompe l'oeil dans l'enseignement supérieur. Alors que la ministre proclame que des efforts sans précédents auraient été fait, on constate la réalité des faits avec une application de la LRU de plus en plus dommageable pour les étudiant-e-s et personnels, et que 900 postes seront supprimés cette années dans l'enseignement supérieur !
A l'heure où les étudiant-e-s italien-ne-s en sont maintenant à plusieurs semaines de lutte contre des réformes visant à soumettre leurs universités aux intérêts privés, nous nous devons de prendre des leçons sur leur mobilisation exemplaire. Ce ne sont pas des journées de grève ponctuelles qui permettront de faire plier le gouvernement ! Les réformes actuelles s'inscrivent dans un contexte international d'attaques contre l'éducation, contre lequel nous nous devons de lutter. Apprenons à coordoner nos méthodes de lutte !
La fédération Sud étudiant appelle donc l'ensemble des personnels et des étudiant-e-s à faire de cette journée de grève une réussite en participant aux manifestations au sein des cortèges unitaires d'étudiant-e-s qui seront mis en place dans plusieurs villes.
Il est surtout nécessaire que nous nous rendions massivement dans les assemblées générales qui se tiendront au cours de la semaine. Il est en effet urgent de nous organiser collectivement pour envisager les suites que nous devons à cette journée, afin de mettre en échec les réformes de ce gouvernement en matière d'éducation publique.
10:15
Une employée de la bibliothèque Faidherbe (Paris 11ème) a dû exercer son droit de retrait suite au rebranchement des bornes Wifi.
Cette employée est en droit de retrait depuis le mercredi 12 novembre 2008, suite à des malaises certainement dus aux rayonnement électromagnétiques provenant de bornes Wifi. L'administration n'avait qu'un délai de 24 heures pour contester le droit de retrait et convoquer un Comité Hygiène et Sécurité (CHS), elle reste étrangement silencieuse depuis six jours. Aucune réaction officielle n'a été communiquée, ni à l'agent concerné, ni aux représentants des personnels du CHS., malgré plusieurs courriers argumentés des représentants du syndicat Supap-FSU. Seule une menace verbale de lui retirer de l'argent sur son salaire a été signifiée. Cette méthode s'apparente à une double peine. (être malade au travail et voir ses revenus supprimés).
L'aveuglement de Bertrand Delanoé sur la question de la santé au travail et de l'éléctrosensibillité est incompréhensible
La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (direction de tutelle des bibliothèques) outre des pressions sur l'agent pour lui faire reprendre son travail au détriment de sa santé , a fini par concéder comme seule solution possible une prise en charge de la Sécurité Sociale, par le biais d'un arrêt maladie
Un appel à la création de zones blanches, pour prendre en compte cette nouvelle forme de handicap qu'est l'éléctrosensibillité a été lancé il y a quelques jours par des médecins, des scientifiques, des associations, des syndicats, des politiques etc…, parmi eux : un collectif regroupant 3500 médecins, José Bové, Marielle de Sarnez, Marc Jolivet, Jacques Testard, Rufus, Les Verts ou bien Augustin Legrand.
Le syndicat parisien Supap-FSU demande à Bertrand Delanoé de retrouver un peu de sérénité sur cette question , et de proposer des solutions respectueuses de la santé des personnels, de cesser de bafouer les réglementations protégeant les agents dont il a la responsabilité, et enfin de cesser de mépriser et contourner les instances paritaires .
Le Supap-FSU demande le rétablissement immédiat du moratoire sur le Wifi voté lors d'un Comité Hygiène et Sécurité en Novembre 2007.
Un nouveau CHS est d'ailleurs convoqué à l'initiative des seuls élus du personnels, le 13 janvier 2009. Il aura pour ordre du jour entre autre, la question de la pollution électromagnétique (Wifi et Rfid) et la demande de création de zones blanches.
Supap-FSU
10:13
Le tribunal de Gênes a donné son verdict contre les 29 policiers qui ont fait irruption dans l'école Diaz (siège du Genoa Social Forum) dans la soirée du 21 juillet 2001, à la fin des manifestations contre le G8 à Gênes. Ils avaient tabassé, blessé et arrêté 93 manifestants pacifiques alors qu'ils dormaient.
16 policiers ont été acquittés, 13 condamnés à des peines de 1 mois à 4 ans de prison. Peines légères qui de toutes façons ne seront pas accomplies.
Les 13 condamnés sont du "menu fretin" parmi les accusés : tout au plus ceux qui, obéissant aux ordres, ont frappés physiquement les manifestants.
Les 16 acquittés sont ces cadres intermédiaires de la police qui furent responsables de la décision d'intrusion et du montage qui a permis d'accuser
les manifestants de détenir des cocktail molotov et de s'être opposés à la police.
Cette fois encore, la lumière n'a pas été faite sur la chaine de responsabilité pour remonter à ceux qui ont pris les décisions et donné les ordres.
L'accusation avait déjà évité d'enquêter sur le Chef de police qui ne pouvait pas ne pas être au courant de l'inititive prise à Gênes.
Aujourd'hui sont aussi acquittés ses collaborateurs qui ont décidé matériellement de ce qui devait être fait : le tabassage (la "boucherie") de manifestants sans défenses
pour se racheter des accusations d'inertie face aux désordres de ces journées.
En tant que défenseurs des manifestants, mais aussi en tant que juristes et en tant que simples citoyens, nous sommes très attristés par l'issue de ce procès.
Plus de 7 ans après, la magistrature démontre qu'elle ne veut pas faire la lumière sur les responsabilités des forces de l'ordre pendant ces journées de violences à l'encontre des manifestants.
Dans un autre proces, des manifestants ont été condamnés à de très lourdes peines (jusqu'à 11 ans de réclusion) sans avoir, dans de nombreux cas, commis d'actes de violence particulièrement graves, tandis que de nombreux policiers qui commirent des violences inouies tant dans le bunker de Bolzaneto qu'à l'école Diaz ont été acquittés.
Le verdict est évidememnt le fruit du climat de droite regnant actuellement en Italie ; il renverse non seulement le droit mais la vérité elle même.
Il est dans notre intention de faire appel contre ce verdict afin que ne tombe pas le rideau sur la vérité des évènement qui se sont déroulés à Gênes ces jours là.
AVOCATS EUROPEENS DEMOCRATES
Gênes le 13/11/2008
10:08
Les syndicats, associations et collectifs locaux [1], qui avaient agi en justice pour révéler une culture interdite de maïs OGM Mon810 à Lafrançaise en juillet dernier, tiennent à rendre public le choix opéré par le Parquet de Montauban pour tenter de conclure cette affaire dans la plus grande discrétion.
En effet, l'agriculteur concerné sera entendu le mercredi 19 novembre 2008 par la justice au moyen de la procédure de Comparution de Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC) [2].
Nos organisations, après avoir pris connaissance du dossier, et au regard d'énormes lacunes observées, dénoncent la véritable indigence dont l'enquête concernant cette affaire a été l'objet.
Tout semble avoir été fait pour laisser le producteur fautif masquer la provenance des semences utilisées, sans se préoccuper de l'incohérence des déclarations orales avec les quelques rares pièces produites, occulter les véritables responsabilités et reconnaître confidentiellement sa culpabilité, à l'abri de questions indiscrètes que personne ne pourra lui poser.
Cette posture du Parquet permet de traiter cette affaire avec le moins d'écho possible.
Les parties prenantes de cette affaire très sensible pour le milieu agricole et les consommateurs, ne peuvent se satisfaire de cette procédure.
Elles rappellent qu'elles ne cherchent en aucun cas à stigmatiser la personne responsable, mais désirent faire la lumière sur les rouages de cette fraude et l'ensemble des responsabilités.
C'est la raison pour laquelle elles souhaitent se constituer partie civile et demander 1 € symbolique à titre de dommages et intérêts lors de la phase d'homologation de la CRPC devant le Président du Tribunal de Grande Instance de Montauban.
C'est la raison pour laquelle elles déposeront une plainte auprès du Procureur de la République le 19 novembre au matin afin de tenter d'obtenir les nécessaires éclaircissements que cette affaire mérite.
Leurs avocats et leurs représentants se tiendront à la disposition de la presse à partir de 9h au tribunal de Grande Instance de Montauban.
[1] Confédération paysanne du Tarn et Garonne – Confédération paysanne nationale – Amis de la Terre – Fédération nationale de l'Agriculture biologique – Greenpeace - Fédération Nature et Progrès – Collectifs anti-OGM locaux -
[2] Cette procédure se déroule en deux temps, la personne citée reconnaît les faits dans le bureau du Procureur, sans débat contradictoire avec la victime ou un quelconque témoin, ensuite le Procureur et la personne poursuivie conviennent ensemble d'une peine, le plus souvent de principe.
Cet accord est transmis au juge du siège qui va l'homologuer ; il peut aussi refuser d'homologuer l'accord. C'est en tout cas à ce moment-là que le débat contradictoire avec les victimes s'instaure en audience publique. Le débat public n'a donc pas lieu sur les circonstances de la commission des faits, il ne l'est que sur la question du principe et du quantum des indemnités allouées à la partie civile.
10:05

Nous le savons, le logiciel libre tient souvent du bon sens. Et nombreux sont ceux qui, lorsqu'ils le découvrent, ne peuvent s'empêcher de laisser échapper un « bon sang mais c'est bien sûr ! » qui résume assez bien le choc de la rencontre ;-)
Le problème c'est qu'il y avait une vie avant le logiciel libre (si, si, je vous assure). Une vie avec ses us et coutumes qui ne s'accommode pas toujours forcément très bien de ce nouvel objet mutant, fut-il virtuel. Une vie qui d'ailleurs n'avait pas toujours fait du bon sens sa première vertu.
Du coup on se retrouve dans une situation quelque part paradoxale où ce qui semble « naturel » doit être au mieux maintes fois explicité et au pire âprement défendu pour d'abord se donner le droit d'exister puis ensuite se donner les moyens de se développer et s'épanouir.
C'est dans ce processus que s'inscrit l'APRIL, l'association qui vient murmurer « logiciel libre » à l'oreille des décisionnaires.
Or ces oreilles sont parfois capricieuses. Selon l'étage dans la hiérarchie, elles peuvent être en effet distraites, sélectives voire même carrément bouchées. En adhérant à l'APRIL c'est le logiciel libre dans son ensemble que vous soutiendrez et aiderez à devenir toujours plus audible sur la place publique.
Ils partirent peu nombreux mais par tous vos renforts, je, tu, nous nous vîmes cinq mille en arrivant au port. Voilà l'objectif visé. Il est ambitieux mais il est nécessaire quel que soit le port accosté. Ce port peut-être un sous-secrétariat de circonscription, une chambre de commerce, un couloir d'assemblée nationale ou européenne, un établissement scolaire, une manifestation festive qui vient à la rencontre des concitoyens... il est important de nous rassembler pour que l'APRIL soit présente et continue de porter haut et fort la voix du logiciel libre.
Plus nous serons nombreux derrière l'APRIL et plus celle-ci rencontrera d'oreilles attentives qui n'auront plus besoin d'être tirées. Ce n'est pas pour cela que nous pourrons ensuite définitivement dormir sur nos deux oreilles, d'autant qu'il ne tient qu'à nous d'y participer, mais c'est l'assurance que le logiciel libre sera de plus en plus souvent écouté.
À bon entendeur, salut !
10:02
9:53
La Cimade se réjouit de l'annonce, le 17 novembre, de l'annulation du vol charter franco-britannique qui se préparait à renvoyer collectivement des exilés afghans placés au centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (62) vers Kaboul.
Jusqu'à cette annonce nous étions particulièrement inquiets du sort de 43 Afghans qui étaient (depuis les 1er, , 2, 3 et 4 novembre en fonction des dates d'arrestation et jusqu'à aujourd'hui) retenus au CRA de Coquelles, et que Paris et Londres, en lien avec le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) s'apprêtaient à renvoyer en Afghanistan.
Compte tenu de la dégradation des conditions sécuritaires et humanitaires en Afghanistan, la Cimade appelait instamment, depuis le 4 novembre (par voie de presse), les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d'expulsion vers l'Afghanistan qui auraient mis en danger la vie de ces exilés. L'importante mobilisation de nombreuses associations a contraint le ministère à renoncer à ce projet, qu'est venue conforter une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), rendue lundi 17 au soir. Aujourd'hui, 18 novembre 2008, les 43 ressortissants afghans ont été libérés.
Cette issue positive ne doit pas faire oublier qu'un charter, avec à son bord des exilés afghans, est toujours prévu ce soir à 19 heures au départ de Londres, direction Kaboul.
Parmi les 43 Afghans placés en rétention au CRA de Coquelles :
7 d'entre eux ont formulé une demande d'asile en rétention et ont été soumis à la procédure dite « prioritaire ». Ils attendent toujours la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui devrait être prise dans les jours qui viennent. Il convient de préciser que si seulement certains d'entre eux ont formulé une demande d'asile en rétention, nous avions signalé au HCR que tous les Afghans retenus et menacés d'éloignement avaient potentiellement besoin de protection internationale. L'une des raisons pour lesquelles certains n'ont pas demandé l'asile tenait à leur méconnaissance des procédures, à des difficultés de communication et au manque de confiance en leurs interlocuteurs.
11 d'entre eux ont formé un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). Le 17 novembre, le CEDH a donc décidé de suspendre la mesure d'expulsion prise à l'encontre de ces 11 requérants sur le fondement de l'article 39 (procédure en urgence) [1].
Si l'on peut se réjouir du fait que la mobilisation des associations a pu conduire le ministère de l'Immigration à renoncer à ce projet d'expulsion collective d'exilés afghans vers Kaboul planifié avec les autorités britanniques, il convient de rester extrêmement vigilant. Tout d'abord parce que l'annulation de ce vol ne permet pas de penser que les autorités abandonnent définitivement tout projet de retours d'exilés afghans vers Kaboul : dans son communiqué du 17 novembre 2008, le ministère souligne son intention de poursuivre ses travaux « pour déterminer dans quelles conditions des Afghans présents illégalement en France et n'y étant pas admis au statut de réfugié, pourront, le cas échéant, donner lieu à l'organisation de retours – volontaires ou non ».
Par ailleurs, les exilés afghans qui viennent d'être libérés ont simplement été relâchés dans la nature, ils ne se sont vu attribuer aucun titre de séjour et ne vont avoir d'autres perspectives que de retrouver leurs conditions de vies et d'errance précaires décrites et condamnées dans le rapport de la CFDA, La loi des jungles.
Enfin, la Cimade avec ses partenaires associatifs continuera à rester attentive et à dénoncer les opérations de « charters conjoints » : ces vols, contraires au principe d'interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines. Pourtant, ils constituent l'un des éléments de coopération que les Etats membres de l'Union européenne se sont engagés à encourager dans le cadre du Pacte européen sur l'immigration et l'asile, adopté le 24 septembre.
[1] Article 39 de la CEDH : « La chambre ou, le cas échéant, son président peuvent, soit à la demande d'une partie ou de toute autre personne intéressée, soit d'office, indiquer aux parties toute mesure provisoire qu'ils estiment devoir être adoptée dans l'intérêt des parties ou du bon déroulement de la procédure »
9:48
Par olympedeuxgouges
Nous aussi, nous avons manifesté dans notre vie,
Nous avons même manifesté contre la guerre et pour la paix dans le monde,
Certains d'entre nous ont même manifesté à l'étranger, et certains aux Etats-Unis,
Nous aussi, nous habitons ou aimerions habiter un village de 300 habitants,
Nous avons même imaginé vivre et habiter à la campagne et devenir épiciers,
Certains d'entre nous aimeraient reprendre une vieille ferme et planter des carottes,
Nous aussi avons des ordinateurs portables et des connexions Internets,
Nous avons même créé des blogs politiques et associatifs,
Certains d'entre nous connaissent même des sites libertaires ou anarchistes,
Nous aussi, nous possédons une carte des chemins de fer et destinations de la SNCF,
Nous avons, pour les plus jeunes, une carte 12-25 ans pour voyager moins cher,
Certains d'entre nous ont même été importunés par les voies ferrés dans leur promenade du dimanche,
Nous aussi, nous avons des livres à la maison,
Nous avons même des livres politiques qui expliquent comment renverser le système capitaliste,
Certains d'entre nous ont même écrit des livres subversifs expliquant comment organiser une action militante
Nous aussi, nous aimons la nature,
Nous avons même toutes et tous pensé faire de l'escalade pour profiter des paysages de montagne,
Certains d'entre nous ont même, dangereux qu'ils sont, des mousquetons et un casque d'escalade,
Nous aussi, nous sommes allés à l'école,
Nous avons même essayé de faire des études, voire beaucoup d'études,
Certains d'entre nous ont même obtenus leur diplôme BAC+5.
Nous sommes toutes et tous des terroristes de l'ultra-gauche : Arrêtez-nous !
9:46
Reporters sans frontières déplore la condamnation à trois mois de prison avec sursis pour "diffamation" de Moussa Aksar et Sani Aboubacar, et dénonce le fait qu'ils aient tous deux passé six jours en détention préventive à la prison centrale de Niamey.
"Pour la deuxième fois en un mois, des journalistes sont placés en détention pour des cas de diffamation. Nous ne pouvons que rappeler aux autorités nigériennes que s'agissant des affaires de presse, l'incarcération n'est une réponse ni adaptée ni juste", a déclaré Reporters sans frontières.
Le directeur et le journaliste de l'hebdomadaire privé L'Evénement ont été remis en liberté le 18 novembre 2008, après avoir été condamnés à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Niamey. Ils devront en outre s'acquitter d'une amende de 50 000 francs CFA (environ 76 euros) chacun et verser 500 000 FCFA (environ 760 euros) de dommages au plaignant, Foukori Ibrahim, responsable de la société nigérienne d'électricité Nigelec.
Les deux journalistes ont immédiatement fait appel de cette décision. Contacté par Reporters sans frontières, Moussa Aksar a déclaré que le verdict lui semblait "sévère" et la réaction des autorités "disproportionnée", puisqu'il s'agit d'un différend entre lui et un "simple particulier".
Le 12 novembre, Moussa Aksar et Sani Aboubacar avaient été arrêtés après la publication, le 29 septembre, d'articles évoquant la “mauvaise gestion” de la Nigelec et le “recrutement frauduleux” de la soeur du directeur de cabinet du président Mamadou Tandja.
Le 11 octobre 2008, un autre journaliste, Zakari Alzouma, avait été condamné à trois mois de prison avec sursis, également pour "diffamation".
9:46
Au Maroc, la cour d'appel de Marrakech a confirmé la décision de culpabilité rendue par une juridiction de premier degré contre un étudiant de dix-huit ans accusé d'avoir insulté le roi. Yassine Belassal a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 1 000 dirhams (environ 90 euros).
Pour Amnesty International, ce verdict confirme que la monarchie reste un sujet « tabou » au Maroc et contrarie l'image que les autorités marocaines veulent donner de leur pays, où selon elles le respect des droits humains s'est grandement amélioré.
Ces dernières années, un certain nombre de défenseurs des droits humains et de journalistes, entre autres, ont été poursuivis en justice et parfois condamnés à une peine d'emprisonnement, alors qu'ils n'avaient fait qu'exprimer pacifiquement des opinions considérées par les autorités comme critiques ou offensantes à l'égard du roi.
Yassine Belassal a été condamné le 28 septembre par le tribunal de première instance de Marrakech à une peine d'un an de prison ferme assortie d'une amende de 1 000 dirhams.
Il était accusé d'avoir insulté le roi Mohamed VI car, en écrivant sur le tableau dans sa classe « Dieu, la Patrie, le Barça », il avait détourné la devise nationale du Maroc, qui est « Dieu, la Patrie, le Roi ». Sa famille affirme qu'il voulait simplement exprimer son soutien au club de football FC Barcelone.
Le jeune homme a été arrêté chez lui à Aït Ourir, une localité située à 35 kilomètres de Marrakech. Il a été placé en garde à vue au centre de la gendarmerie royale, où il aurait été frappé et menacé de torture à l'électricité. Il a été conduit le 21 septembre devant le procureur du roi à Marrakech. Il n'a pas été assisté par un avocat. Il a été jugé sur la base de l'article 179 du Code pénal marocain, qui prévoit un peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à cinq ans et une amende pouvant atteindre 1 000 dirhams pour « toute offense commise envers la personne du Roi ou de l'héritier du Trône ».
Yassine Belassal, qui avait été incarcéré à la prison de Boulemharez, à Marrakech, avait été remis en liberté à titre provisoire le 29 octobre en attendant la décision de la cour d'appel.
« Amnesty International a demandé à de nombreuses reprises aux autorités marocaines de lever tous les obstacles à l'exercice de la liberté d'expression, et de respecter cette liberté conformément à l'article 9 de la Constitution marocaine et à leurs obligations aux termes de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques », a souligné Diana Eltahawy, chargée de recherches sur l'Afrique du Nord à Amnesty International.
L'année dernière, huit membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) qui avaient participé le 1er mai à des manifestations pacifiques au cours desquelles des slogans critiquant la monarchie avaient été scandés, ont été condamnés à des amendes et à des peines allant jusqu'à quatre ans d'emprisonnement, pour atteinte à la monarchie. Ils ont été graciés par le roi au mois d'avril de cette année.
Ahmed Benchemsi, directeur de publication des hebdomadaires Tel Quel et Nichane, a été inculpé de manquement au respect dû à la personne du roi, après la publication d'un éditorial relatif à un discours du roi.
« Amnesty International exhorte également les autorités marocaines à enquêter au sujet des informations selon lesquelles Yassine Belassal a été battu et menacé lors de sa garde à vue, après son arrestation », a ajouté Diana Eltahawy.
9:45
En déclarant 2008 « l'année internationale de l'assainissement », les Nations-Unies ont voulu alerter l'opinion et les décideurs sur l'ampleur du péril humanitaire dû à l'absence d'assainissement, notamment de toilettes, pour une part trop grande de la population mondiale. Il y a urgence à agir lorsqu'on sait que l'Objectif du Millénaire de réduire de deux tiers la mortalité infantile (enfants de moins de 5 ans) d'ici à 2015 ne pourra être atteint sans résoudre la crise de l'assainissement.
Le 19 novembre prochain sera célébrée la « Journée mondiale des toilettes ». A cette occasion, Action contre la Faim souhaite rappeler combien cette cause est fondamentale dans son combat contre la malnutrition. Les maladies liées à l'absence d'assainissement et d'hygiène - en premier lieu les maladies diarrhéiques dont sont victimes 5000 enfants par jour- font partie des causes indirectes de la malnutrition. Largement sous estimé, du fait d'une méconnaissance des enjeux en termes humains et économiques, l'assainissement devrait figurer au rang des priorités des stratégies de développement et d'urgence, nationales et internationales.
On entend par assainissement la possibilité pour les populations d'avoir accès à des dispositifs de base (toilettes, fosse/système d'égout) permettant la gestion des rejets domestiques que sont les excréments et les eaux usées des ménages (eaux de cuisine, de lavage et d'hygiène corporelle). De plus, ACF considère que la problématique « assainissement » doit englober également l'évacuation, voire le traitement ultérieur de ces rejets.
L'assainissement et le manque de latrines : une problématique peu mobilisatricePlusieurs facteurs expliquent que ce sujet pourtant crucial ne soit pas plus pris en compte par les décideurs et bailleurs de fonds internationaux :
la question de l'assainissement est souvent mise de coté quand on évoque les questions de l'accès à l'eau, à l'hygiène et au développement car ce sujet reste tabou dans de nombreuses cultures et sociétés
les programmes d'accès à l'assainissement, aux latrines sont souvent jugés peu rentables. L'impact en terme de santé publique est en effet souvent plus lent que pour des programmes d'accès à l'eau potable
→ En 2008, plus de 2,6 milliards d'êtres humains – soit 40% de la population mondiale- sont toujours privés des installations d'assainissement les plus élémentaires . → 10% des maladies dans le monde sont imputables à l'eau insalubre et au manque de sanitaires et d'hygiène (des maladies diarrhéiques comme le choléra, la salmonellose ; les fièvres typhoïdes, etc.)
→ Environ 1,4 millions d'enfants meurent chaque année de diarrhées infectieuses et autres maladies liées à l'absence d'assainissement (près de 5000 par jour) dont 90% d'enfants de moins de cinq ans.
L'assainissement et les toilettes sont un véritable enjeu globalL'assainissement est d'abord un enjeu majeur de santé publique. MAIS Il s'agit aussi d'un défi économique et social : l'absence de latrines a des conséquences radicales pour les plus vulnérables, les enfants en bas âge, les personnes âgés, les personnes à mobilité réduite et elle a un coût très élevé en termes de soins de santé. Enfin, les dommages à l'environnement sont également à prendre en compte car le manque d'infrastructures d'assainissement est directement responsable de certaines pollutions des milieux naturels et notamment des eaux de surface.
Action contre la Faim mobilisée sur le terrainDans de nombreux pays où interviennent les équipes d'Action contre la Faim, un volet « assainissement » comprenant par exemple la construction ou la réhabilitation de latrines accompagne souvent des programmes d'accès à l'eau potable ou de promotion à l'hygiène. Ces programmes sont mis en place de manière générale en s'appuyant le plus possible sur une forte mobilisation communautaire, en prenant en compte les spécificités culturelles de la zone d'intervention. Il s'agit de faire en sorte que les populations s'approprient le projet, changent parfois leurs pratiques et donc de rendre l'amélioration des conditions d'assainissement pérenne.
9:45
Le gouvernement afghan a exécuté neuf condamnés la semaine dernière. Ces exécutions ont eu lieu peu après que l'on ait appris que le président Hamid Karzaï avait récemment approuvé les peines capitales prononcées contre au moins 111 autres personnes en Afghanistan.
Pour beaucoup, le président Hamid Karzaï cherche à travers cette mesure à renforcer sa popularité au sein de la population afghane qui se plaint de plus en plus de la montée de la criminalité et de l'incapacité du gouvernement à établir l'état de droit.
Les exécutions qui viennent d'avoir lieu sont les premières depuis octobre 2007, date à laquelle le gouvernement avait mis à mort 15 condamnés. Elles pourraient annoncer un retour à la situation qui prévalait sous le régime des talibans, où la peine de mort était largement utilisée.
« Il pourrait s'agir de l'amorce d'une campagne lancée par certaines autorités pour réintroduire les politiques répressives des talibans, a déclaré Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Le gouvernement afghan a le droit et la responsabilité de traduire en justice les personnes soupçonnées d'infractions pénales. Toutefois, pour que justice soit rendue, la procédure doit respecter les normes internationales fondamentales d'équité et satisfaire aux normes relatives aux droits humains. La peine de mort constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit. »
En Afghanistan, la peine de mort est prononcée pour des crimes tels que l'enlèvement, le meurtre et le viol. Cependant, la majorité des procédures judiciaires sont entachées de graves irrégularités, tant sur le fond que sur la forme, notamment quand la police et la justice ne mènent pas d'enquêtes dignes de ce nom, en cas d'ingérence du pouvoir politique dans les enquêtes et procédures judiciaires, et lorsque les détenus ne peuvent pas consulter un avocat.
Aux termes du droit afghan, toutes les condamnations à mort doivent être approuvées par trois instances (tribunal de première instance, cour d'appel et Cour suprême) avant d'être soumises au président, qui signe l'ordre d'exécution ou gracie les accusés.
Les talibans ont recouru à la peine capitale jusqu'à la chute de leur régime, en 2001. Le nouveau gouvernement a ensuite observé un moratoire volontaire qui a pris fin trois ans plus tard avec l'exécution d'Abdullah Shah, en avril 2004.
« Ce recours soudain aux exécutions est très préoccupant, étant donné que le système judiciaire naissant en Afghanistan est largement incapable de mener des procès équitables et justes, a souligné Sam Zarifi. Les autorités doivent immédiatement instaurer un moratoire sur toutes les exécutions en Afghanistan, dans l'objectif d'abolir tout recours à cet horrible châtiment. »
Le président Hamid Karzaï a fait savoir dans une déclaration publique qu'il ne cèderait pas aux pressions exercées sur son gouvernement par la communauté internationale et par des organisations de défense des droits humains pour qu'il cesse de recourir à la peine de mort.
« Le chef d'état-major afghan s'était engagé en 2003 auprès d'Amnesty International à maintenir le moratoire sur les exécutions tant que la réforme judiciaire serait en cours. Nous prions instamment le président Hamid Karzaï de réaffirmer publiquement cet engagement », a ajouté Sam Zarifi.
9:32

« Nous sommes littéralement coincés dans un cul-de-sac dans un 4×4 figé en panne d’essence. » C’est ainsi que James Howard Kunstler, l’auteur de “The Geography of Nowhere: the rise and decline of America’s man-made landscape” présente la situation actuelle des Etats-Unis.
Depuis la seconde guerre mondiale, les Etats-Unis ont investi une grande part de leur richesse dans le mode de vie péri-urbain. Les suburbs américains ont consacré l’idéal de « l’american way of life », une voiture synonyme de liberté et une maison au « milieu de la nature ». Ce mythe a donné naissance à un empire intérieur, Suburbia et ses banlieues pavillonnaires qui s’étendent sur des milliers de kilomètres. Et l’empire s’est écroulé.
Aujourd’hui, l’automobile est devenue synonyme de dépendance et la « maison au milieu de la nature » est devenue en fait un banal pavillon dans un lotissement, situé loin de tout (emploi, commerce, loisirs, etc.). Avec l’augmentation du cours du pétrole, le rêve se transforme en cauchemar pour des millions d’américains.
Aux Etats-Unis, certains prédisent désormais la fin de l’étalement urbain et d’un mode de vie basé sur la dépendance à la voiture, le développement de l’habitat péri-urbain, les changements climatiques, la pollution des villes, la destruction des espaces naturels, l’obésité et l’isolement social [1].
Les classes moyennes qui vivent dans ces banlieues sont désormais au bord de l’implosion, sous le triple effet de la crise des subprimes et du relèvement des taux d’intérêt, de la chute du prix des logements et de l’explosion du prix de l’essence pour des ménages multimotorisés et équipés de véhicules énergivores comme les 4×4 ou autres pick-up.
Avec une honnêteté brutale et un brin d’ironie, un documentaire américain réalisé en 2004, et intitulé « la fin de Suburbia » [2], prédisait l’essentiel de la situation actuelle. Le documentaire explorait en effet la façon de vivre américaine et ses perspectives pendant que la planète approche une ère critique, en termes climatiques et énergétiques. La crête de production du pétrole (pic de Hubbert) et le déclin inévitable des combustibles fossiles sont désormais à nos portes.
Déjà, la facture pétrolière américaine est passée de 45 milliards de dollars en 1998 à 400 milliards de dollars aujourd’hui [3]. C’est le plus grand poste de dépense contribuant au déficit de la balance commerciale, et cela représente un transfert de richesse substantiel en direction des pays producteurs de pétrole.
Le problème de taille, c’est qu’il n’y a actuellement aucune combinaison acceptable de combustibles alternatifs aux hydrocarbures qui permettraient de faire tourner ce que l’on fait tourner aux Etats-Unis de la manière dont on le fait tourner actuellement au pétrole et au gaz naturel.
Alors, avec la crise immobilière et le pic de Hubbert, c’est désormais face à un historique « Peak Car » que fait face l’Amérique. Jamais dans l’Histoire des Etats-Unis il ne s’était vendu aussi peu de voitures. La crise des subprimes s’est transformée en crise du crédit et quand on sait que 90% des voitures sont vendues à crédit, les Big Three (General Motors, Chrysler et Ford) ont du souci à se faire. L’action de Chrysler n’est actuellement même plus cotée et General Motors est au bord de la faillite, son action ne valant désormais presque plus rien. La faillite de GM entraînerait probablement un désastre industriel inimaginable, car une myriade de sous-traitants suivraient le pas, suivis de peu par Ford et Chrysler car ces deux entreprises dépendent des mêmes sous-traitants…
Tout ceci pourrait apparaître comme une crise économique comme une autre, un mauvais moment à passer avant le retour de la croissance. Il n’en est rien. Car le système fonctionne sur ce que l’on peut appeler l’automobilité facilitée, à savoir un accès facile à l’automobile et un faible coût de l’énergie pour se déplacer, créant un mode de vie autour de la voiture : lotissements pavillonnaires, rocades et autoroutes, centres commerciaux et hypermarchés.
Ce nouveau mode de vie ne s’est pas greffé sur un tissu existant, comme une évolution naturelle, mais a bouleversé les habitudes, les paysages et les agglomérations, générant une dépendance généralisée à l’automobile, et donc à la nécessité d’une source d’énergie bon marché.
L’avenir du mode de vie péri-urbain à l’américaine apparaît dans ce contexte extrêmement sombre. Tel un Mike Davis qui prédisait dès 2005 l’avènement d’une « planète bidonvilles » [4], il semblerait, pour reprendre les propos de James Howard Kunstler en 2004, que « les lotissements pavillonnaires n’auront bientôt plus d’autre avenir que de devenir les bidonvilles du futur » [5].
L’actualité récente télescope étrangement ces quelques propos précurseurs : les actualités télévisées ont pu nous montrer des images hallucinantes de campements regroupant des centaines de familles issues des classes moyennes, vivant dans des tentes à la lisière des principales agglomérations américaines.
Nul raz-de-marée, tremblement de terre ou famine africaine, juste la fin d’un modèle économique et urbain au cœur même de la première puissance mondiale.
Ces victimes de la crise des subprimes et du prix élevé du pétrole apparaissent comme les premiers réfugiés d’un modèle péri-urbain en décomposition. Déjà, des milliers de pavillons saisis par les banques se retrouvent abandonnés quand ils ne sont pas tout simplement détruits par leurs anciens propriétaires, de rage et de désespoir. Les banlieues américaines autrefois si propres et sécurisées par rapport aux centres urbains sales et criminalisés sont en train de devenir des ghettos.
Selon Paul Harris [6], ce qui fut le symbole d’un certain rêve américain va se criminaliser, parfois rester inoccupé et souvent abriter les pauvres et les sans-travail. Cela se passe déjà puisque la criminalité et la violence des bandes ont augmenté dans beaucoup de zones péri-urbaines et des dizaines de milliers d’habitations ont été saisies à cause de la crise des prêts immobiliers.
Au-delà des conséquences urbanistiques, l’avenir le plus probable tient dans ce que l’on pourrait appeler, à la suite de Richard Heinberg [7], une économie de récession permanente : « La direction sous-jacente des événements serait une activité économique ralentie, parce qu’il y aura moins d’énergie disponible pour entretenir l’activité économique. Les gens se demanderont alors pourquoi on enchaîne récession après récession et pourquoi chaque récession semble être pire que la précédente. Et pourquoi cela prend plus de temps pour sortir de chaque récession, pour finir par comprendre qu’on en sort jamais vraiment et pour finalement en arriver au stade où après quelques années les récessions se transforment vraiment en une dépression économique. Et dans ce cas, ce sera une dépression qui ne finira jamais. »
On voit par-là que si l’avenir est sombre du point de vue de l’urbanisme et de la mobilité, il l’est aussi d’un point de vue économique, et que la solution à la crise économique profonde dans laquelle est plongée l’Amérique est sans doute à trouver dans de nouvelles formes d’habitat et de mobilité, moins dépendantes du pétrole et de l’automobile, plus respectueuses de l’environnement et du climat.
Or, les Américains sont capables de tout, du pire comme du meilleur. En matière d’urbanisme et de mobilité, si les Etats-Unis sont le symbole de la ville-automobile et de l’étalement urbain, depuis quelques années, plusieurs courants de pensée tentent malgré tout de mettre en avant un nouvel urbanisme, fondé sur l’échelle du mode de déplacement le plus vieux du monde, la marche à pied.
Tout un courant de pensée aux Etats-Unis remet en cause l’échec de la civilisation de l’automobile et propose des alternatives. Que ce soit en matière d’urbanisme ou de mobilité, des voix de plus en plus nombreuses se font en effet entendre pour dénoncer un système qui détruit tout (la vie sociale, l’environnement, le climat, la biodiversité, les paysages, la vie).
Les démarches mises en place portent principalement sur ce que l’on appelle désormais le Nouvel Urbanisme ou urbanisme néo-traditionnel. Mais, de nouvelles approches émergent, tels le Nouveau Piétonnisme, le « Walkable urbanism », les villages pédestres et les villages urbains ou même les écovillages sans voitures.
Et ces nouvelles approches ne sont pas seulement théoriques, une ville comme Seattle a élaboré ainsi dès 1994 une démarche de planification territoriale intégrée qui s’est entièrement articulée autour du concept du village urbain et a débouché sur la création de 37 villages urbains [8].
Il est intéressant de constater que les tenants américains du nouvel urbanisme voient l’urbanisme traditionnel européen comme la pierre angulaire de la ville du futur, alors même que les Européens ne jurent que par le développement urbain à l’américaine… D’ailleurs, alors même que l’étalement urbain n’en finit plus de se développer en France et en Europe, de l’autre côté de l’Atlantique, on commence déjà à se féliciter de la “fin de l’étalement urbain” [9]. En matière d’urbanisme, la vieille Europe a souvent une génération de retard…
On le voit aisément, toutes ces démarches ont pour point commun le refus de l’étalement urbain et de « l’automobilisme politique », pour reprendre une formule de Benoît Lambert [10]. A contrario, elles veulent fonder de nouvelles formes d’habitat et de mobilité, basées sur la relocalisation des activités, la mixité des fonctions et des usages, la densité et la mise en valeur des modes de déplacement autogènes chers à Ivan Illich [11].
L’avenir est sombre, mais les perspectives de sortie par le haut de la société de l’automobile existent. Malheureusement, l’Amérique risque fort de s’entêter dans un modèle qui ne fonctionne plus et qui est voué à disparaître. George Bush l’affirmait en 1992 : « Notre mode de vie n’est pas négociable ». En 2008, l’élection à la présidence de Barack Obama ne doit pas faire illusion. Avant même d’occuper son bureau à la Maison Blanche, et face à la bérézina actuelle de l’industrie automobile américaine, une de ses premières annonces politiques consiste à « envisager la nomination d’un Monsieur Automobile » pour superviser les aides financières au secteur automobile [12]. On ne change pas une stratégie qui perd, on cherche juste à reculer le désastre annoncé. Sombre présage…
Notes
[1] The End of Sprawl ?, Eduardo M. Peñalver, Washington Post, 30 décembre 2007.
[2] The End of Suburbia, réalisé par Gregory Greene et Barry Silverthorn: www.endofsuburbia.com
[3] Something Had to Give - How Oil Burst the American Bubble, Michael Klare, Tom Dispatch, 31 janvier 2008.
[4] Planète bidonvilles, Mike Davis, Ab irato, 2005, 114 p.
[5] The End of Suburbia, réalisé par Gregory Greene et Barry Silverthorn: www.endofsuburbia.com
[6] America’s love affair fades as the car becomes burden of suburbia, Paul Harris, The Guardian, 6 juillet 2008.
[7] The Party’s Over: Oil, War and the Fate of Industrial Societies, Richard Heinberg, New Society Publishers, 2003.
[8] Villages urbains et nouvel urbanisme, André Croissant, Carfree France, 3 mars 2008
[9] The End of Sprawl ?, Eduardo M. Peñalver, Washington Post, 30 décembre 2007.
[10] Cyclopolis, ville nouvelle, Benoît Lambert, Libération, le 25 septembre 2003.
[11] Energie et équité, Ivan Illich, Le Seuil, 1973.
[12] Barack Obama envisagerait de nommer un “Monsieur Automobile”, Caren Bohan, REUTERS, 13 novembre 2008.
7:09
Le Conseil des Études et de la Vie Universitaire de l'Université de Toulouse II, réuni en séance le vendredi 14 novembre 2008, déplore les conditions dans lesquelles est mise en œuvre la réforme de la formation des maîtres.
Il proteste contre un calendrier qui oblige l'Université à prévoir, pour 2009-2010, dans la précipitation, l'application d'une réforme des concours dont le contenu n'est connu que depuis le 17 octobre 2008.
Il s'oppose à toute réforme ayant pour effet de réduire la qualité de la formation professionnelle et les contenus disciplinaires en vue d'un allègement des programmes qui ne fera qu'abaisser le niveau de formation des enseignants, en contradiction totale avec l'objectif affiché par la « mastérisation » et demande un cadrage national des masters.
Le CEVU demande expressément que le stage en responsabilité dans le cadre horaire aménagé après l'admission au concours soit maintenu, pour qu'une véritable formation à l'expérience de terrain étaie la professionnalisation des nouveaux enseignants. Un système d'accompagnement social des étudiants au concours doit également être mis en place avec, entre autres, la création de bourse compensant l'allongement de la durée des études induit par une réforme des concours qui implique l'obtention d'un master.
Il demande que ce projet de réforme fasse l'objet d'un moratoire et que les ministres de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche s'engagent sur la tenue de concours de recrutement des enseignants pour 2009-2010, selon les modalités en vigueur pour l'année 2008-2009.
Il demande enfin l'ouverture immédiate d'une négociation avec l'ensemble des acteurs du système éducatif, sans préalable.
7:07
2:16

Sur une avenue berlinoise, une sacré pub ! Le pauvre. ;-)
2:07
22:23
Communiqué de presse du 17 novembre 2008. voir aussi sur le site de Libération
Grave menace sur le Synchrotron SOLEIL : L'État ne tient pas ses engagements budgétaires !Les personnels du Synchrotron SOLEIL apprennent que, lors d'un CA exceptionnel de SOLEIL du 29 octobre 2008, les tutelles ont annoncé leur volonté de réduire le montant de leur financement sur les années 2008-2011 : le CEA a annoncé son intention de réduire de 15% sur cette période sa dotation, soit ‑7,8 Millions d'Euros, il est suivi par le CNRS dans une proportion équivalente, soit -20,1 Millions d'Euros, au prétexte du maintien de la clé de répartition entre les deux organismes (CEA 28%, CNRS 72%) adoptée à la création de SOLEIL. Leur décision sera fixée au Conseil d'Administration de SOLEIL le 18 décembre 2008.
Si ces positions sont maintenues, c'est l'achèvement du programme initial de construction de SOLEIL qui serait directement remis en cause avec l'annulation de la construction des 6 dernières lignes de lumière (sur 26 prévues en tout). Le CA extraordinaire de SOLEIL du 29 octobre 2008 a d'ailleurs demandé à la Direction de SOLEIL de geler tout nouvel engagement sur ces lignes de lumière jusqu'au CA de décembre.
Un dégât énorme sur le programme scientifique de SOLEIL si ces coupures budgétaires étaient mises en oeuvre :
une totale incohérence scientifique puisque le choix de ces 6 lignes, sur une décision purement comptable, sans aucun arbitrage scientifique, produirait un fort déséquilibre du programme scientifique de SOLEIL.
une réduction de 25 % du nombre de lignes de lumière disponibles à SOLEIL pour les communautés scientifiques d'utilisateurs, françaises et internationales. Ces communautés, constituées dès aujourd'hui de plusieurs centaines de chercheurs (et à terme de plusieurs milliers) seraient privées des outils d'analyse qui ont été conçus pour elles. Leurs projets scientifiques deviendraient caduques, y compris les financements déjà attribués par l'ANR ou d'autres sources. Ce serait particulièrement le cas pour des domaines cruciaux dans l'utilisation du rayonnement synchrotron, et cela se traduiraient en particulier par une diminution de l'offre de SOLEIL de : 50% pour les sciences du vivant et le biomédical, 40% pour les nanosciences et les nouveaux matériaux, 30% pour les sciences du patrimoine.
Ces 6 lignes de lumière étant conçues après les 20 premières, bénéficient de toutes les avancées obtenues, et sont donc encore plus innovantes. L'impact en terme de perte de potentiel scientifique et d'attractivité de SOLEIL est donc sensiblement supérieur à une simple réduction de 25 %.
Le développement de nouveaux instituts autour de SOLEIL, le CPMS (Pharmacologie et conception de médicaments) et l'IPANEMA (utilisation du rayonnement synchrotron pour le patrimoine et l'archéologie) est mis à mal.
Un gâchis formidable sur le personnel et les ressources :
L'activité des 15 personnes hautement spécialisées (dont 11 chercheurs), déjà embauchées (certains depuis 5 ans) pour construire ces 6 lignes, se retrouverait suspendue, et leur investissement pour la proposition et la conception de ces lignes serait réduit à néant. Leurs propositions scientifiques originales, ainsi bloquées, seraient bien évidemment développées ailleurs …
Environ 4 M€ d'équipements déjà commandés, auxquels s'ajoutent les coûts d'études réalisées (soit plus de 5 M€ au total), seraient tout simplement perdus.
La diminution budgétaire annoncée de 29 M€, correspondant à 5 % du budget global de SOLEIL sur la période 2001-2011, obèrerait de plus de 25 % son potentiel scientifique. Au delà du non-sens scientifique, une telle décision serait un non-sens financier.
Avec cette réduction du nombre de lignes exploitées, le coût d'exploitation par heure de faisceau des installations de SOLEIL serait accru de 20%. Les capacités d'accueil de SOLEIL seraient drastiquement sous-utilisées, un véritable gâchis au vu de l'investissement important déjà consenti.
C'est aussi un coup d'arrêt à l'implication de tout le personnel de SOLEIL, sans lequel la construction de cet instrument unique n'aurait pu être menée dans le budget prévu, avec un haut niveau de performance, reconnu souvent comme une référence au niveau international.
La dégradation de l'image et de l'attractivité de SOLEIL dans les milieux scientifiques nationaux et internationaux serait énorme. Alors que les demandes d'heures de faisceau affluent, de la part des équipes de recherche françaises et étrangères, et que déjà des résultats scientifiques de 1er rang sont produits, cette remise en cause du programme de SOLEIL est incompréhensible.
Une remise en cause des engagements pris par l'État
On sait que les budgets reçus de l'État, particulièrement en 2008 et 2009, par le CNRS et le CEA sont, en réalité, totalement insuffisants, malgré les habillages présentés par le Ministère de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur. Mais toute la programmation budgétaire de la construction et de l'exploitation du Synchrotron SOLEIL a été précisément définie depuis l'origine, en 2001-2002, avec la planification des dotations de chaque partie.
La Région Ile de France et le Département de l'Essonne ont assuré l'essentiel des coûts matériels de construction, soit 34,5 % du coût total salaires compris. Elles ont déjà versé, selon l'échéancier prévu, 191 M€, soit plus de 96% de leurs parts contractuelles. Dans ces conditions le fait que l'État, à travers les deux grands organismes de recherche nationaux CNRS et CEA, ne tienne pas ses engagements, est incompréhensible et inacceptable.
A l'égard de l'investissement des collectivités territoriales, très important sur ce projet qui n'aurait pu voir le jour sans elles, ce serait un jeu de dupes !
Un jeu de dupes qui laisserait très mal augurer des importants projets d'aménagement et d'investissement scientifiques annoncés par l'Élysée pour la Région Ile de France (projet de « pôle scientifique et technologique à vocation mondiale » présenté par Christian BLANC pour le plateau de Saclay). On nous parle d'un projet d'aménagement du plateau qui couterait entre 3 à 5 Milliards d'euros, alors que l'état ne trouve pas 29 millions d'euros pour terminer la construction de l'un de ses fleurons !
Les personnels de SOLEIL se mobilisent pour obtenir que la catastrophe annoncée n'ait pas lieu.
Ils s'adressent dans un premier temps aux directions du CEA et du CNRS pour être reçues rapidement, avant le Conseil d'Administration du 18 décembre. La mobilisation ne fait que s'engager, et se poursuivra autant que nécessaire. Ne doutons pas qu'ils reçoivent l'appui des scientifiques de tous horizons qui attendent la mise en service de toute la capacité de SOLEIL selon le programme scientifique cohérent initialement prévu.
Les personnels de SOLEIL.
Contacts à SOLEIL :
Pierre FERET, Délégué Syndical pour le SGEN-CFDT 01 69 35 91 48 pierre.feret@synchrotron-soleil.fr
Patrick LE FEVRE, Délégué Syndical pour le SNCS-FSU 01 69 35 97 44 patrick.lefevre@synchrotron-soleil.fr
Pierre LEBASQUE Délégué du Personnel 06 08 25 90 41 pierre.lebasque@synchrotron-soleil.fr
Amina TALEB-IBRAHIMI Déléguée du Personnel 01 69 35 96 18 06 89 64 36 09 amina.taleb@synchrotron-soleil.fr
Laurent NAHON Délégué du Personnel 06 60 96 95 10 laurent.nahon@synchrotron-soleil.fr
21:06
21:00
Dans le cadre de l'Almanach de Myrelingue, cette déclaration, devenue texte de référence, de 66 Anarchistes qui ont été condamnés à Lyon pour leurs idées.
21:00
20:33
20:27
Concert Punk aux Bienvenus en soutien au CSA X Rousse.
16:57
16:55
autour des thèmes du livre de Jacques Robin et Laurence Baranski 'L'urgence de la métamorphose'
Intervenants : Laurence Baranski (auteure), Edgar Morin (Sociologue), René Passet (Economiste), Patrick Viveret (Philosophe), Mathieu Pasquini (Editeur). Un débat animé par le journaliste Philippe Merlant.
Mercredi 19 novembre 2008 à 19h00 Salle Odette Pilpoul Mairie du 3e arrondissement de Paris 2, rue eugène Spuller 75003 Paris
Télécharger le communiqué de Presse
Lien vers l'article Libre Acces soutient la sortie du livre de Jacques Robin "L'urgence de la métamorphose"
16:27

Où aller le week-end quand on n’a pas de voiture ?
Nous faisons le pari qu’il y a beaucoup plus de choses à faire sans voiture qu’on ne le pense. Le problème, c’est que personne n’a jamais cherché à les découvrir !
D’où l’idée de rédiger - à plusieurs - un guide touristique pour ceux qui veulent voyager sans voiture, ou n’ont pas d’autre solution.
Contrairement à tous les guides existants, celui-ci ne proposera que des destinations accessibles sans voiture, et des activités, hébergements, restaurants proches de la station d’arrivée.
Un guide des week-ends sans voiture, pour quoi faire?
Ce projet est un projet coopératif, qui s’appuie sur la contribution volontaire des internautes.
Aidez-nous à remplir le guide ! Vous aurez à la fois la satisfaction de faire profiter les autres de vos idées et de bénéficier vous-même de leurs bons plans…
Le guide des week-ends sans voiture au départ de Montpellier :
http://mandarinepressee.net/wakka.php?wiki=GuideWeekends
16:24
14:47
Après 59 ans d'existence, le CNRS est menacé comme l'ensemble de la recherche et de l'enseignement supérieur. Sans la mobilisation des personnels aujourd'hui, ils ne seront plus jamais les mêmes ! Luttons aujourd'hui pour exister demain !
Le Premier Ministre Fillon à l'Institut Pasteur a annoncé le 14 novembre 2008, que le gouvernement créera un institut unique pour la recherche dans le domaine des sciences de la vie et de la santé, conformément aux propositions du rapport de la commission d'audit de l'AERES sur l'INSERM. La